"Vous voulez les pauvres secourus - je veux la misère abolie"
Victor HUGO.

vendredi 12 août 2011

Les victimes un peu trop souvent oubliées de la violence.


Les journalistes et humanitaires abordent régulièrement la question de l'insécurité sous l'angle des attaques qui sont dirigées contre ces derniers - contribuant à développer un mythe erroné du "héros humanitaire" - le CICR* aborde cette fois la question sous un angle beaucoup plus pertinent: celui de la menace sur les soins de santé, il consacre à ce dossier une rubrique complète est détaillée. 
Insistant sur le fait que les attaques délibérées contre les personnels, les structures de santé et les patients constituent des violations du droit international humanitaire, ils rappellent que ces attaques limitent considérablement l'accès aux soins de santé pour d’innombrables personnes qui souffrent de maladies chroniques ou de problèmes de santé liés à la guerre, et que ce sont les patients qui sont les  premières victimes des ces actes.  




vendredi 29 juillet 2011

L'approximative couverture médiatique de la "famine dans la corne de l'Afrique".


Au moment où ces lignes sont écrites, des détails sur la situation nutritionnelle dans la corne de l'Afrique sont encore en train d'émerger, mais alors que l'ampleur et/ou la gravité du phénomène de stress alimentaire que connait la région ne sont pas encore très clairs, il est surprenant d'observer le traitement médiatique qui en est fait. 

D'innombrables « experts » en géopolitique faisaient la queue pour nous dire, après que l'ONU ait officiellement décrété l'état de famine, le mercredi 20 juillet dans deux régions de Somalie, que la Corne de l’Afrique dans son ensemble connaissait une crise effroyable.

lundi 6 juin 2011

Des frappes par hélicoptères en Lybie ou la question du Jus ad Bellum/Jus in Bello.


Alors que l'Otan - qui intervient sur mandat du conseil de sécurité des Nations-unies - annonçait l'extension de sa mission en Libye pour 90 jours supplémentaires, nous apprenions que près de deux mois après le début de son intervention, et pour la première fois, des hélicoptères de combats venaient de prendre part aux hostilités contre le régime de Kadhafi. Liam Fox, le secrétaire à la défense britannique, déclarait, à l'occasion d'une conférence à Singapour, qu'il s'agit pour lui d'une évolution logique de l'intervention de l'Otan en Libye, et qu'il était important de montrer une volonté d'utiliser l'ensemble des moyens à disposition pour mettre à mal le système de commande et de contrôle de Kadhafi. 

Mais, alors que Monsieur Fox se montre prompte à justifier cette évolution des formes de combats sur des considérations militaires; et alors que la Russie s'inquiète d'un possible dérapage vers une opération terrestre qu'elle qualifie de "déplorable", soulevant la question du droit de faire la guerre, on constate que ce sont ici des craintes liées à l'implication des parties dans le conflit qui régissent le débat sur les moyens utilisés dans la guerre, et non des arguments visant à la protection des populations sur place. 

jeudi 19 mai 2011

L'humanitaire, un développement dans l'urgence.


Les deux associations françaises, "Première Urgences" (P.U) et "Aide médicale internationale" (AMI) annonçaient le 1er Avril dernier leur fusion au sein d'une seule et même organisation PU-AMI. Thierry Mauricet, le directeur général de cette nouvelle association expliquait, dans un entretien accordé au  siteweb Grotius.fr, les raisons de ce rapprochement, justifiées en partie par les besoins financiers d'AMI. En difficultés économiques et cherchant à donner un nouveau souffle à l'association, "Aide médicale internationale", de plus en plus tournée vers des activités de post-urgence/développement, c'était ainsi vue conseiller un rapprochement avec une structure d'urgence. Cette fusion, que PU-AMI qualifie d'inédite dans le milieu humanitaire-1, évoque chez moi la question plus large du lien et/ou de la frontière entre "humanitaire", post urgence et  développement.

-1. La fusion entre Atlas Logistique et Handicap International le 1er juillet 2006 constitue pourtant un précédant de taille.

Les terroristes et le droit humanitaire?

Alors que la question d'exécution extra-judiciaire se posait au lendemain de l'opération menée par les Etats-unis contre Ben Laden, le professeur de droit pénal Kai Ambos pousse plus loin l'interrogation, - dans un article du journal Le Monde - et se demande si l'occident se refuse aujourd'hui tout droit à la vie et aux droits de l'Homme à ses ennemies terroristes. 

Les questionnements et débats sur des points et des spécificités complexes juridiques ne faisant pas l'unanimité c'est pour lui, sur le plan philosophique que se pose la question. 

vendredi 29 avril 2011

Bibliographie Humanitaire.


Alors que le "Open data"1 est présentée comme la plus grande révolution du monde de la publication depuis Gutenberg, les commentateurs de l'humanitaire, décidément à la pointe de la modernité, ne sont pas en reste. On peut en effet trouver, sur le blog "Issues de secours", un texte intéressant qui tire des données communiquées par Google une rigolote petite analyse sur le lexique humanitaire. Le blog "l'humanitaire dans le texte", qui cherche à étudier les écrits sur le sujet, saute sur l'occasion pour se livrer à un petit exercice, à partir de données publiques, pour essayer d'approcher un peu plus la question des publications de nos auteurs humanitaires. 

samedi 16 avril 2011

Une dangereuse volonté d'améliorer le droit humanitaire ?

Le Los Angeles Times présentait dans un éditorial du 12 avril une réflexion pour "envisager" d'améliorer le droit international humanitaire (DIH) en faveur des civils victimes de conflit. L'article s'appuie sur un drame qui c'est déroulé en Afghanistan en février 2010 où, dans le cadre d'une série de négligences, plusieurs douzaines de civils ont été abattues, confondus avec des militants islamiques. Il existe en droit international humanitaire un principe fondamental, celui de la distinction entre les combattants et les non combattants, un principe souvent mis à mal et peut-être aujourd'hui sujet à des dérives plus grandes ?